(VIEIL) ARTICLE – La Taverne Gutenberg, résidence artistique éphémère

LA TAVERNRE GUTENBERG, RESIDENCE ARTISITQUE EPHEMERE

EXPOSITION COLLECTIVE  » EN CONVERSION »

 

La Taverne Gutenberg fut jadis un lieu de rassemblement pendant la guerre, un bar pour joueurs de dominos, un repère à tapin, un lieu de vie… avant de tomber entre les mains de Maïa et d’Henri qui ont converti le bâtiment en résidence artistique éphémère.

 

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Immeuble abandonné de trois étages à la mine grise, l’incroyable spot historique en plein centre de la Guillotière a été inauguré le 1er octobre par l’exposition « Fragments » d’Henri Lamy. Entre peinture, live painting et capoeira, l’évènement annonçait les couleurs d’une épopée artistique de trois mois qui clôturerait dignement l’existence de ce bâtiment aux mille et une vies.

 

 

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Une production éphémère d’octobre à décembre, dans un lieu chargé d’histoire ou chaque pièce est un dédale de souvenirs. A quelques semaines du vernissage de la première exposition collective de la Taverne, les murs défraichis sont peu à peu recouverts, les couloirs et l’enchevêtrement des petites pièces qui deviennent ateliers sentent bon la peinture. Les premiers artistes ont commencé à s’imprégner du lieu et à apporter leur première touche de lumière, d’acrylique. Les voix des anciens habitants, passants, résistants résonnent encore sur les murs anciens et font échos aux murmures de celles qui s’attellent du matin au soir à faire vivre l’incroyable lieu. Les voix de Maïa d’Aboville, d’Henri Lamy surtout, les deux instigateurs du projet.

Henry est un peintre figuratif et Maïa une designer interactive. Pendant trois mois, ils se donnent la mission de faire vivre le lieu, de le remplir d’initiatives et de regards nouveaux et d’en faire un espace ouvert et accessible à tous. Des ateliers de peinture pour enfants et adultes, des collaborations entre artistes, des associations entre différentes disciplines : le lieu s’articule autour de la rencontre. La rencontre de la gravure et de la réalité augmentée, des sculptures de Paul Sibuet et du couteau d’Henri Lamy, la rencontre entre un lieu qui grouille d’histoires avec de jeunes artistes locaux, de la peinture et de la capoeira, du thé à la menthe et des concerts de musiques traditionnelles, d’un quartier populaire avec une multitude de genres.

 

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Le 19 novembre, pas moins de 30 artistes issus d’horizons et de pratiques variés dévoileront leur travail dans les lieux qu’ils ont investit. Des tomettes anciennes aux plafonds boisés ou béants, les trois étages de l’immeuble ont été savamment fragmentés et répartis entre chaque intervenant. On pourra y apercevoir les performances du jeune graffeur Kesadi, et du collectif lyonnais Birdy Kids, les sculptures du collectif Laps et celles de Paul Sibuet, les installations de Delphine Passadori, les miniatures en formica de Felix Lachaize, les photos de Maxime Rizard et celles de Joris Couronnnet, et tant d’autres encore… Le 19 novembre, l’espace sera habité d’une âme nouvelle, celle de la jeunesse.

Rendez vous le 19 donc, au 5 rue de l’Epée.

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